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maurice renard

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MessageSujet: Mes articles divers   Ven 30 Oct - 19:17

Les gaietés de l'escadron

Nous sommes en 1963, j'effectue mon service militaire en Allemagne, à Saarburg, au 2èm groupe de Chasseurs portés.
L'histoire est arrivée à un jeune du contingent de ma classe, la 63 2A
Une nuit donc, il est de garde devant une porte immense, servant de sortie pour les chars parqués à l'intérieur de la caserne qui sortent de temps en temps pour des exercices dans le terrain proche.
On l'appelle naturellement 'la porte à chars'
Juste à côté, une porte plus petite servant de sortie pour le personnel à pied.
Vers trois heures du matin notre sentinelle, camouflée dans un recoin de hangar, tout près des portes entend un bruit suspect... Il prête l'oreille et voit une forme humaine ramper en direction de la petite porte.
Les consignes sont strictes, en cas d'incident quelconque, il faut tirer en l'air, faire les trois sommations obligatoires avant toute autre chose.
Mais voilà, le fusil est vide, les balles (à blanc) sont dans la cartouchière, dans un étui scellé. Il se dit que, le temps qu'il sorte les balles, qu'il charge son fusil tout cela sans faire de bruit, c'est impossible.
De plus, le fait de casser les scellés de sa boite de cartouche l'entraînera dans des rapports compliqués avec ses supérieurs. Il ne s'en sent pas capable.
Alors, il s'approche sans bruit de la forme rampante prête à franchir la petite porte et, d'un violent coup de crosse derrière la tête..., il assomme un lieutenant en civil qui faisait le mur pour rejoindre sa belle en ville.
La suite est cocasse. Notre brave sentinelle se voit offrir quinze jours de permissions exceptionnelles pour avoir fait son devoir une nuit de garde mais... il écope de quinze jours de cachot pour avoir assommé un supérieur.
-« Comme cela, nous sommes quittes lui explique le commandant, pas de tôle, mais pas de perm. Rompez ! »

Courteline, tu es revenu ?


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maurice renard

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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 1 Nov - 2:31

Mon premier amour

Fanfan

Elle avait seize ans, j'en avais vingt et un, je rentrais de l'armée et, juste avant de rencontrer Christiane,  ma première femme,  à l'occasion d'une fête foraine, je rencontrai cette petite beauté qui m'éblouit dès la première seconde où je la vis; Françoise.
Pourquoi ce n'est pas toi que j'ai gardé? Mystère,  cinquante ans après je m'en veux encore tellement je t'ai aimé.
Ton jeune âge peut-être me freinait dans ma passion, la majorité de l'époque était vingt et un ans. Je ne me voyais pas attendre cinq longues années pour t'enlever à tes parents, ta mère m'adorait pourtant, j'aurais dû attendre. Je m'en suis longtemps voulu, tant pis pour moi.
La preuve que tu m'aimais aussi fort que moi, c'est que le jour où tu savais que j'épousais Christiane, tu es allée prier dans une église et ensuite tu as voulu te détruire.
Ma pauvre chérie, en valais-je vraiment la peine?
Après de si longues années, je ne peux même pas écrire ces lignes sans larmes,
Je terminerai donc sur nous deux en ressortant la lettre que je t'ai envoyée après nous être retrouvés,  cinquante ans plus tard.

Nous deux, en bref résumé
Tu avais 16 ans, j'en avais 21.
Nous nous sommes aimés dès la première rencontre.
Que de promenades au Cosson, dans les environs proches de la Ferté. D'abord en vélo, ensuite avec cette vieille quatre-chevaux qui nous a tant baladés. L'amour en nous grandissait de jour en jour.
Il y eut Christiane, la vie de marin pour fuir ce mauvais choix. Pourquoi dans ces moments-là, ce n'est pas toi que j'ai gardé?,
Alors que je t'aimais toujours, de plus en plus,
Les circonstances, la vie, le destin nous a éloignés. Après la marine, ce fut Martine, ma deuxième femme,  le magasin de la rue de Bourgogne.
On se voyait de temps en temps, je t'invitais à la maison, Mais la passion n'y était plus.
Tu avais ta vie à Paris, moi la boutique, les soucis de cette nouvelle existence.
Plus de quarante armées se sont écoulées...
Un gros coup de cafard, une recherche sur Minitel, et te voilà à nouveau dans ma vie, entièrement libre, comme au premier jour. Est-ce un signe pour notre avenir à tous les deux?
Un, puis deux appels téléphoniques et les bons souvenirs qui reviennent. Une rencontre est envisagée.
Une chose est certaine ma chérie, quoi que tu penses, quoi que tu dises, quoi que tu fasses, tu ne m'empêcheras jamais de t'aimer comme je t'ai aimé depuis le premier jour.
Si maintenant il me fallait raconter les huit années de bonheur entre nous deux, un livre entier comme mes mémoires de marin serait nécessaire.

Les larmes sont essuyées, la tristesse est passée
Huit années d'amour clandestins, cela compte dans la vie d'un homme, surtout lorsque c'est son premier vrai amour.
Je lui écrivais du bout du monde, elle me répondait gentiment à chaque fois. Avec une secrétaire de la société Maritime, nous avions élaboré un plan, à savoir: avant chaque nouvel embarquement où il me fallait prendre l'avion à Roissy, ma complice m'envoyait un télégramme d'embarquement deux jours en avance, ce qui fait que dès le reçu de l'ordre de départ, je me retrouvais deux jours à Paris, libre comme l'air avec mon amoureuse.
Même chose en débarquant je décalais la date de mon arrivée à Vierzon d'un jour ou deux pour les passer en tête à tête avec Fanfan.
Le divorce étant prononcé avec Christiane, entre deux bateaux, je demandais à Françoise de venir avec moi à bord, les concubines étant autorisées à suivre leurs compagnons. Elle eut peur, sa mère également. Peut-être que si elle avait accepté à l'époque elle serait encore avec moi aujourd'hui.
Dieu seul le sait!

Fanfan, 40 ans plus tard...
Profitant d'un salon à paris l'été dernier (2008), je retrouvais Fanfan
Dîner dans un restaurant Pakistanais place Nadeau, près du Père Lachaise, pour ceux qui connaissent.
En sortant, j'allume une cigarette, nous flânons un peu autour de la place.
Elle me lance alors :
-« Tu aurais pu au moins m'en offrir une. »
Très étonné de cette demande, je lui réponds :
-« Je ne t'ai jamais vu fumer auparavant, depuis le temps que nous nous connaissons. »
-« J'ai fumé ma première cigarette à l'âge de 12 ans » me répond-elle.
-« Mais, quand je t'ai connu à 16 ans et jusqu'au bout de notre fréquentation, je ne t'ai jamais vu avec une cigarette. »
-« NON, PARCE QUE TU ÉTAIS MA DROGUE... »


Que ces mots font du bien au cœur, même après 40 ans.


Fanfan, 18 ans


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Lun 2 Nov - 19:25




L’instinct animal

De mon premier mariage, à Vierzon, mon beau-père avait un chien de chasse superbe, un setter Irlandais. 
Entre deux voyages sur les bateaux, je le promenais près du canal, nous sortions des heures entières.
Après six mois de mer, j'avais besoin, à nouveau de redécouvrir la nature.
Je suis sûr qu'il m'adorait et qu'il ne m'oubliait pas. A chaque retour de voyage, reconnaissait-il mon pas, où mon odeur mais, dès que je rentrais dans la cour, il était derrière la porte à attendre son compagnon de promenades.
Des années ont passé comme cela, voyages au bout du monde, congés, promenades près du canal avec ce compagnon à quatre pattes.
Stéphane, mon premier enfant est né.
Le chien devenu vieux n'était plus bon pour la chasse, malade, presque aveugle, il fallait prendre la lugubre décision.
A cette époque, dans les années 60, pas besoin de vétérinaire...
Mon beau-père, les larmes aux yeux creusa un trou au bout du jardin...
Quand il appela son chien, le fusil caché derrière lui, l'animal compris tout de suite...
Une dernière fois, la pauvre bête mis ses pattes de devant sur le berceau de mon enfant, le regarda  longuement.
Ensuite, il s'approcha de moi, mit sa tête entre mes jambes pour recevoir une dernière caresse, peut-être aussi pour me remercier des nombreuses promenades et, sans hésiter une seconde se dirigea vers le fond du jardin...
La déflagration du coup de fusil me fis sursauter, je me mis à pleurer comme un gosse...
Après plus de 40 ans, en écrivant cet article, j'ai les larmes aux yeux.


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Lun 2 Nov - 21:08

ho!!!!!!!!!là!là! et bien  ton beau Père était un criminel oui en 60 il y avait des veto mais ! ha!oui! il fallait "payer" mais pour tout l'amour que ce chien vous a apporté vous ne pouviez pas lui faire ce cadeau une mort douce .... et si toi on te donnait pour finir un coup de fusil ???? oui en lisant ce message je pleure beaucoup,surtout en ce moment ma petite chienne Chloé un coton de Tuléar a du diabète fort et chaque matin a 9 h je dois lui faire une piqure d'insuline,en plus son foie est malade un gros cachet par jour que je lui donne fondu dans un peu d'eau avec une seringue "encore"..Moi ,j'ai très peur des piqures ,et c'est le coeur gros que je lui en fait chaque matin depuis huit jours,demain le veto pour surveiller l'évolution de la maladie ,tu vois  moi je n'ai pas peur de dépenser de l'argent pour "un chien" Chloé a été toujours malade  elle a 11 ans a présent et nous en avons dépensé de l'argent pour la soigner !!! allez ! zou  ce n'est pas bien ce que vous avez fait    amitiés simone




   
   



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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Lun 2 Nov - 22:37

Oui, c'est vrai. mais si tu savais tous les chiens et chats qui meurent d'un coup de fusil où autre...
Je n'est jamais dis que j'approuvais ce que le beau-père a fait...
Bien plus tard, j'ai eu un chien, donné par des voisins. Le véto me disais qu'il pouvait vivre 10 voir 12 ans s'il était bien soigné. Nous l'avons gardé près de 14 ans.
Quand enfin il est monté au ciel, j'ai pleuré pendant 1 mois.
panier de bisous


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Sam 7 Nov - 1:28

Le (mon) ¼ d'heure américain  

Huit années que je distribue des pubs dans les boites aux lettres... Il y a bien deux ans, une
dame qui promenait son chien m'accoste pour me demander si je n'avais pas quelques pubs en trop. C'est, me dit elle, quand il pleut, mon petit chien refuse de sortir alors je lui fais une litière comme pour les chats.Depuis ce jour, chaque fois que l'on se rencontre, une petite discussion gentille sur tout et rien.
Il y a 3 mois,elle me propose de monter chez elle prendre le café.
Hôtesse charmante, bon café, petits fours. Je lui offre mes bouquins sur la marine pour ne pas venir les mains vides.
De café en café, un beau jour, elle m'invite au restaurant. Comme ça, en bons camarades que nous étions devenus.
Petit resto de quartier, très modeste,tranquille. Nous rentrons chez elle pour le café.
Son chien qui était resté à la maison demande de sortir... Je veux la laisser,mais elle insiste, me proposant le divan pour me reposer le temps de
la promenade.
Belle confiance en moi, je pique un roupillon en attendant.
A son retour, je ne l'entends pas et pour cause,voyant que je dormais paisiblement, elle se déchausse et ne fait aucun bruit pour ne pas me déranger.
Je la quitte ce jour-là,juste avec une petite bise qu'elle me demande gentiment.
Deux jours se passent et un matin, un coup de téléphone (il y avait bien longtemps que nous avions échangés nos portables).
-«Maurice ? Vous pouvez venir s'il vous plait ? Je ne sais pas ce qui m'arrive. »

Surpris, par cet appel, je lui demande des précisions.
« Je ne peux pas vous dire cela au téléphone,venez. »
J'ai tout imaginé... Le jour de ma sieste chez elle,elle s'est aperçue qu'il manquait son argenterie... Que sais-je encore.
J'arrive assez vite, je monte, elle me fait asseoir gentiment sur le divan.
-« Alors, que vous arrive t-il ? »
Elle ne savait pas comment commencer.
Devant mon insistance,elle se lança pourtant.
-«Et bien voilà Maurice, je ne sais pas ce qui m'arrive, mais... je voudrais ...faire une expérience
avec vous. »

Elle n'a pas dit: avoir une aventure, mais faire une expérience...
J'avais compris merci. Ma surprise fut de courte durée. Cela fait huit jours que nous sommes amants.
Que la chair est faible…
Histoire ancienne, c'était bien avant que je rencontre ma vivi...


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 8 Nov - 19:36

.

Roudoudou, 14 ans, en très bonne santé


Dix sept ans exactement que nous avons gardé ce compagnon à quatre pattes.

En 1978, il y avait tout juste un an que ma boutique était ouverte. Une nuit alors que tout le monde dormait bien, nous fûmes réveillés par un fort miaulement venant de la rue des Francs-bourgeois, juste sous nos fenêtres de chambre.
Le bruit commençait à devenir gênant, mais dès que quelqu'un marchait dans la rue, le bruit cessait aussitôt pour recommencer de plus belle à chaque fois.
Au bout d'un long moment de ce manège, je décidai d'aller voir de plus près ce qui nous empêchait de dormir.
En pyjama dans la rue, je ne vis rien, pas de chat perdu en vue. Je fis demi-tour pour regagner la maison, c'est à ce moment là que je sentis quelque chose qui courait dans ma direction, une grosse touffe de poils gris.
L'animal grimpa sur moi et se blottit dans mon cou en ronronnant
Un chat, tout petit, pas plus gros qu'une grosse souris. M'entendant dans la rue, il s'était tu comme à chaque fois que quelqu'un passait, mais sentant que je pouvais être son sauveur, il se jeta dans mes bras.
Je rentrai à la maison avec mon nouveau compagnon. Nous réveillâmes notre petite Céline pour lui faire voir ce petit cadeau vivant Elle en fut enchantée et l'adopta de suite.
Pendant quelques jours, on se renseignait dans le quartier pour savoir si personne n'avait perdu ce chat. Nos recherches furent vaines, personne ne le réclamait, il était vraiment à nous. De race demie angora, très doux, affectueux, il lui fallait un nom, Céline le nomma Roudoudou. Va pour Roudoudou.
Il n'avait que quelques semaines, à peine sevré. Dans les premiers temps nous le nourrissions avec un biberon de lait, avant de nous apercevoir qu'il mangeait très bien des croquettes et des pâtées.
Le vétérinaire inscrivit sur son carnet de santé: né en début d'année 1978.
Il devint la mascotte du magasin, tout le temps avec moi, il était connu de tous les clients. Par contre, il avait la fâcheuse habitude de se glisser dans les sacs et cartables de mes clients collégiens.
Un jour, je ne le trouvais plus, où pouvait-il être?
La réponse vint toute seule, un client revint avec dans son sac... Roudoudou.
- "Dans la cour du collège, après mon passage chez vous me raconta-il,  j'ai senti mon sac bouger et la tête de votre chat apparaître. Je suis venu vous le ramener tout de suite".
Heureusement que ce client était sérieux, un autre l'aurait peut-être chassé de son sac tout simplement, que serait-il devenu?
Par la suite, je faisais bien attention à ce que cela ne recommence pas.
Tellement habitué à la boutique, quand nous avons aménagé au deuxième, il voulait quand même descendre avec moi tous les mâtins. Pour être sûr que je ne l'oublie pas, dès qu'il me savait près à partir, il grimpait sur mes épaules et n'en redescendait qu'une fois dans le magasin.
Une fois, nous avons bien failli le perdre. Sur le bord de la fenêtre du deuxième, rue de Bourgogne, il guettait les oiseaux comme à son habitude, sauf que cette fois-ci, trop absorbé par ses proies il bascula dans le vide.
Ma femme me raconta à mon retour de chez le grossiste cet épisode de la vie tumultueuse de notre chat,
-"Peu après ton départ, on sonne chez nous, je me penche par la fenêtre, et je vois une passante qui me demande si l'animal qu'elle tenait dans ses bras n'était pas a moi. Oh non je réponds, le mien est sagement à la maison, mais un doute me prend et j'appelle Roudoudou, pas de réponse. C'était bien le nôtre qui avait chuté des deux étages. Je l'aï bien examiné sous toutes les coutures, mais il n'avait rien. Il as quand même eu chaud",
Jamais plus il ne sauta par la fenêtre.
Cet animal était quand même intelligent, car après la naissance des jumeaux, un jour dans la salle à manger où les petits jouaient dans leur parc, un gros bourdon est entré par la fenêtre ouverte.
Le chat s'est alors précipité et s'est mis en protection autour du parc en sautant après l'insecte nuisible, tout en miaulant très fort pour attirer l'attention de mon épouse qui, prévenue à temps put chasser la bête indésirable.
Mais, devenu vieux, près de dix sept ans quand même, il fallut s'en séparer. Il était tout maigre, sourd et certainement aveugle.
Chez le vétérinaire, je demandai à faire le chèque avant la piqûre finale car, expliquant au veto qui ne comprit pas ma demande, je n'étais pas certain de ne pas trembler d'émotion et de chagrin.
J'emportai sa dépouille à La Ferté St Aubin chez ma mère. On lui creusa une jolie tombe et un petit sapin fut planté pour nous rappeler l'endroit où ce charmant compagnon repose pour l'éternité.
Adieu Roudoudou, tu nous as apporté plein de bonheur pendant ton passage sur Terre
.


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 15 Nov - 23:50

La rumeur d'Orléans

Article pris sur Wikipédia, l'encyclopédie libre.
« La « rumeur d'Orléans », apparue en mai 1969, laissait entendre que les cabines d'essayage de plusieurs magasins de lingerie féminine d'Orléans, tenus par des juifs, étaient en fait des pièges pour les clientes, qui y auraient été endormies avec des seringues hypodermiques et enlevées pour être livrées à un réseau de prostitution (Cf. traite des Blanches). Elle prit parfois un tour canularesque lorsqu'on prétendit que des clientes disparues étaient prises en charge par un sous-marin remontant la Loire. Cette version n'a été rapportée que par un seul témoin, mais recopiée dans presque toutes les gloses sur le sujet.
Aucun démenti, même officiel (signalant par exemple qu'aucune disparition suspecte n'a été répertoriée dans les environs par les services de police), n'a jamais réussi à mettre fin à la rumeur, qui a finalement cessé d'intéresser les médias, sans autre intervention que le temps et l'oubli. »La rumeur d'Orléans

40 ans après, on en reparle... quand est-il vraiment ?
Sans me vanter, je suis bien une des très rares personnes connaissant cette affaire, qui n'a vraiment rien à voir avec ce que les médias de l'époque ont racontés.
Je connaissais personnellement la femme soit-disant disparue.
Je pense tout d'abord que, le fait que la boutique en question soit tenue par des Juifs est beaucoup influencé le démarrage de cette sombre histoire.

Voici la vérité vraie.
          Une jeune femme a pour compagnon un policier. Le couple va mal, très mal, la femme veut quitter cet homme mais, le sachant très coléreux, redoute une séparation à l'amiable.
          Elle repère dans Orléans une boutique de vêtements qui, chance pour elle possède une entrée et une sortie donnant dans une autre rue.
Elle imagine alors un plan.
          Un beau jour, le couple va en ville faire des achats. La femme explique qu'elle veut acheter des dessous féminins dans la boutique en question. L'homme reste dans la voiture à attendre sa compagne...qui n'a jamais réapparu, se sauvant par l'autre porte.
          Las d'attendre, l'homme entre dans le magasin et demande de voir sa femme.
On lui répond n'avoir jamais vu la personne en question. (La vendeuse était complice de la fugue)
          L'homme, je rappelle un policier cri au scandale, que ce n'est pas possible, qu'on lui a enlevé sa femme. Ainsi démarre  'La rumeur d'Orléans'


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Mer 18 Nov - 23:27

Se méfier des homonymes...





Dupont & Dupond

Un jeune soldat du nom de Dupont est aux armées depuis peu, dans le haut de la France.
Du côté de Marseille, un vieil homme, se meurt. Il s'appelle Dupond.
Aveugle, pouvant à peine parler, plus personne ne s'intéresse à lui. Les employés de l'hôpital ne lui connaissent plus de familles.
Dans un dernier sursaut avant le grand départ, il réussit à expliquer qu'il a un fils quelque part en France qui doit faire son service militaire. Et, qu'il aimerait bien le revoir pour mourir en paix.
Cet homme mourant, ayant dans sa vie active rendu bien des services à la France en tant que militaire de carrière, la direction de l'établissement décide de lui faire ce dernier plaisir.
Avec bien du mal, on finit par avoir des renseignements sur ce jeune homme.
Le commandant de la caserne de notre soldat Dupont reçoit un courrier du ministère de l'armée comme quoi, le soldat susnommé doit d'urgence se rendre au chevet de son père pour ses derniers instants.
Un ordre du ministère ne se discute pas.
Sans explication, on prie notre bidasse de se rendre donc à Marseille pour une permission exceptionnelle.
Trop content de cette aubaine inattendue, il restera deux jours et deux nuits pratiquement au chevet du mourant.
Une fois rentré, on lui demande si cela s'est bien passé...
Il répond alors :
-« Merci, mais je n'ai rien compris, qui était cet homme que j'ai vu mourir ? »
-« Mais, c'était M. Dupond, votre père. »
-« Pas du tout, mon père m'a écrit il y a trois jours, il va très bien. »

On comprit mais trop tard l'erreur des noms, DuponD et DuponT...
Se méfier des homonymes...


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Lun 23 Nov - 19:49

L'enfant qui ne marchait pas

Histoire émouvante que m'a racontée une jeune africaine, aux environs de Dakar dans les années 70.
"Au début du siècle dernier, dans un petit village d'Afrique naquit un enfant.
C'était le fils du chef du village. Rien à sa naissance ne soupçonnait la suite...
Vers 12 /13 mois, alors que les autres enfants de son âge commençaient leurs premiers pas, lui ne tenait pas debout.
Dans les premiers temps on n'en fit pas grand cas,on le disait attardé pour la marche et on attendait...
Mais, 18 mois, deux ans, toujours rien.
Ses parents commencèrent à s'inquiéter. Il fut examiné par le sorcier du village qui ne trouva rien d'anormal, en tout cas pas de malformation qui aurait pu empêcher sa disposition à marcher.
Il n'y avait donc rien à faire, la famille était désespérée.
L'enfant ne fut pas abandonné pour autant. A part la marche, il était comme tous les autres, sauf qu'il jouait et se traînait à quatre pattes.
Il eut pourtant des frères et sœurs qui marchèrent parfaitement. Lui seul avait cette malédiction.
Mais le sorcier avait quand même bon espoir. Un jour peut-être, une guérison miraculeuse pouvait être espérée
Cet enfant grandit donc parmi les siens, comme si de rien n'était...
Plus grand, tous les jours, on l'emmenait au bord de la mer, sous les cocotiers. Là, il méditait des heures entières en regardant le large.
De temps en temps quand même, il demandait à ses proches :
-« Pensez-vous qu'un jour je pourrais marcher et courir comme tout le monde ? »
Personne n'avait la réponse bien sûr, mais on lui répondait chaque fois :
-« Dieu est grand, s'il veut que tu marches un jour, c'est lui qui décidera... »
Un jour, l'enfant demanda :
-« Ce Dieu dont vous me parlez, comment est- il ? »
Ne sachant évidemment pas quoi lui répondre, un parent, un jour lui expliqua :
-« Il arrivera par la mer dans un petit bateau, il aura de grands cheveux blancs, dès  l'instant où tu le verras, tu seras guéri. »
Paroles apaisantes, ridicules, mais que dire à cet enfant ?
---
A deux jours de navigation de cette plage, sur une petite île déserte, un homme, naufragé depuis des années, a enfin réussi à se confectionner une minuscule barque.
Hirsute, des cheveux blancs, très longs.
Un matin, rassemblant dans son bateau le peu de choses qu'il avait sur cette Ile, il décide de prendre le large...
---
Comme tous les jours, notre petit handicapé est emmené sous son arbre...
La mer est belle, il fait beau.
Dans la matinée, le garçon, scrutant l'horizon, voit un point qui s'approche dans sa direction.
Très attentif à cette vision, il ne la quitte pas des yeux...
Le point se rapproche, on distingue un minuscule bateau. L'enfant est en transe...
On devine de plus en plus le passager du bateau...Grand, de longs cheveux blancs...
L'enfant hurle de joie, se redresse ... et cours dans la direction du naufragé surpris d'être si bien accueilli.
Sa grande foi en ce Dieu tant attendu l’avait sauvé, Il était guéri."
La jeune femme termina... c'était mon grand-père.


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Mer 2 Déc - 19:45

Refus de priorité mortel

Un brave homme de 55 ans, habitant un petit village proche d'Orléans, maçon de son métier. Il va être grand-père pour la deuxième fois. Sa passion, la moto mais, sa femme lui dit un jour :
-« A 55 ans, tu n'as plus besoin de rouler en moto, c'est pour les plus jeunes, où pour ceux qui veulent frimer. Comme ce n'est pas ton cas, je serais toi je la vendrais. »
En bon mari, il écoute son épouse, passe une petite annonce et trouve un acheteur...
La vente doit avoir lieu le lendemain. Notre homme, voulant profiter une fois encore de sa machine va faire un dernier tour avec...
Sur une ligne droite, le soir vers 20h, il pousse son engin au maximum, il voit bien au loin une voiture qui veut tourner à gauche, qui va ainsi lui couper la route...
Mais, se dit-il je suis visible, j'ai la priorité, je fonce...
La voiture en face ne s'arrête pas, amorce le virage et... Un choc énorme, le motard est tué sur le coup.
Pourquoi ce fait divers tragique qui n'a fait que quatre lignes dans le journal local le lendemain ?
Le chauffard (la chauffarde ?) de la voiture n'était autre que mon ex belle-fille. Et, chose plus grave encore mes deux petits-enfants étaient à l'arrière. Théo 5 ans et Mathis qui allait avoir 2 ans. Une troisième petite fille de 5 ans également (la fille du nouveau compagnon de cette tueuse).
Mon Théo était du côté du choc...c'est lui qui fut le plus amoché. Des éclats de verre lui ont labourés la joue droite, l'oreille ouverte saignait tellement que le SAMU, sur place a été obligé de lui recoudre dans le camion des pompiers.
Les autres passagers n'ont rien pour ainsi dire, ce qui a fait dire aux sauveteurs :
-« Nous avons trois miraculés dans cette voiture, vu l'ampleur du choc. »
Merci les air-bags et la robustesse de la voiture. La conductrice a été emmenée 24H en garde à vue pour avoir tué un homme et refusée une priorité. Nous attendons son procès.
C'est le papy maternel qui est venu récupérer les enfants.
Cela s'est passé courant mars 2009. Mon fils qui commençait à se remettre de sa séparation fin 2008 est retombé en dépression suite à cet accident.
Amis motards, si vous roulez aux alentours d'Orléans, faîtes très attention, elle a encore son permis... Pour l'instant.


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Mer 2 Déc - 21:08

C'est terrible !!! vraiment avoir peur de conduire, ce sont les autres qui sont dangereux
même si nous sommes prudents, il peut y avoir au détour du chemin une personne incapable
de maitriser son véhicule...et le choc est inévitable..Une grande catastrophe .


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Sam 2 Jan - 0:16

.
Mon côté Colombo.

Être responsable des horodateurs de la ville d'Orléans n'était pas une mince affaire.
Il fallait qu'ils soient toujours en état de marche, nettoyés de tous les tags, le vandalisme aussi était fréquent.
J'assurais ma tâche avec passion et dévouement.
C'est moi et mon équipe également qui assurions la collecte, deux fois par semaine.
Assermenté par le préfet, je me devais d'être intègre dans ma fonction donnée.
Un grand livre de compte, tenu avec soin me permettait de voir l'évolution des recettes.
Hors, un beau jour, je m'aperçus que sur une certaine zone, la courbe sur mon graphique, tendait à descendre plutôt que, sans monter devait au moins être stable. Avant d'en parler à mes supérieurs, je menais ma propre enquête.
Il ne me fallut pas longtemps pour m'apercevoir que mes courbes de recettes baissaient seulement quand un certain individu de l'équipe faisait la collecte.
Il faut également que j'explique le fonctionnement complet d'une collecte.
Les deux hommes qui, avec le chariot collecteur ramassaient les sous, devaient se rendre dans les locaux de la marie. Là, des machines recevaient le chargement de pièces, les comptaient et les mettaient dans des sacs suivants la nature des pièces.. La présence humaine était uniquement présente pour alimenter les machines, trier les fausses pièces où défectueuses et remplir les papiers.
Ce comptage se faisait avec un type de la mairie et un gars de mon service.
A la fin, les comptes devaient être corrects entre les deux parties, chacun comptait de son côté
Quand le résultat était bon entre les deux hommes, un bordereau était rempli.
Mais, entre le ramassage, le tri et le comptage, des personnes mal intentionnées pouvaient, sans se faire voir du collègue dissimuler quelques pièces.
C'est justement ce que j'avais découvert sur mes courbes de graphiques.
Après être vraiment sûr d'avoir découvert le coupable, j'en parlais à mon supérieur.
Là, on m'expliqua que, sans ne pas me croire, il fallait le prendre sur le fait.
Un plan fut alors élaboré. Je connaissais un ingénieur du CNRS qui me fournit un tube de fluorine. Un produit qui servait entre autre à voir le cheminement d'une source d'eau souterraine. On jetait ce produit dans une source visible et, on repérait aux alentours si une eau fluorisée réapparaissait, On savait alors que cette résurgence était bien la source d'origine.
Donc, ce produit passé sur quelque chose, une fois sec, était totalement invisible. Par contre, trempé dans l'eau, cela devenait fluorescent.
Un soir après le travail, accompagné d'un employé du service comptable, également assermenté, nous avons, dans la zone que devait faire le lendemain mon suspect, collecté quelques horodateurs, passé toutes les pièces au produit et, une fois sèches, nous les avons remises dans les horodateurs.
Le piège était tendu.
Le lendemain, la collecte s'effectue convenablement, les bordereaux me sont remis. Je constate bien sûr des chutes dans mes courbes...
Le lendemain encore, notre suspect fut suivi toute la journée par un agent en civil. Dès qu'il achetait quelque chose, café, journal, courses diverses, l'agent sans se faire remarquer de l'individu demandait les pièces au commerçant, en contre-partie bien sûr d'autres pièces.
Le soir, nous avions une bonne dizaine de pièces douteuses. Moi, l'agent, le type comptable et mon supérieur, nous avons constaté que, les trois-quart des pièces passées sous l'eau sont devenues fluorescente.
La preuve était formelle, nous tenions bien notre coupable qui fut renvoyé sur-le-champ.

Cela me valut une petite prime en fin d'année...



Une trieuse de pièces
Il en fallait une par valeur de pièce

.


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Sam 2 Jan - 19:47

.




Ma définition personnelle de la bêtise humaine

De la jalousie pour certains,
de la faiblesse pour d'autres,
de l’indifférence de quelques-uns,
un peu de connerie de tous,
Mélangez bien l’ensemble …
vous obtenez la bêtise humaine,
pire fléau dans une entreprise,
communauté ou autre.
source inépuisable d'écrits.


Il y a toujours des choses mal comprises pour d'autres; Des écrits, des paroles, des gestes. Que faire quand cela vous arrive; quand vos excuses, vos explications au lieu d'apaiser le conflit semble l'envenimer.

Une seule chose...

Il faut répondre aux imbéciles par le silence et aux cons par la patience



Bien évidemment, personne ne doit se sentir visé sur ce forum
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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 3 Jan - 12:24

Pourquoi tant de haine ?

1963, toujours l'armée...
Dans ma ville de garnison en Allemagne a Sarrebourg, il y avait trois corps d'armée française, totalement indépendant les uns des autres.
Le Deuxième Groupe de Chasseurs Portés 2èm G. C. P. d'on je faisais partie.
Le Cinquième RIMA ; Régiment d'infanterie de Marine et le Deuxième cuir (Cuirassier)
Ces trois corps avaient les mêmes terrains d'entraînements, la même place d'arme pour les défilés. Vous dire si les commandants devaient jonglés parfaitement avec les plannings afin d'envoyer les hommes sur le terrain sans se mêler aux autres.
Cette mise au point juste pour que l'histoire malheureusement réelle qui va suivre sois plus compréhensible.
Ces casernes étaient assez loin du centre-ville, quatre ou cinq kilomètres.
La route était coupée par une voie ferrée, sans passage à niveau. Les Allemands sont très obéissants et, dès que les lumières annonçant un train clignotes, tout le monde s'arrête, voitures où piétons.
Tout le monde oui, mais pas les Français...
Une nuit de permission, je revenais d'en ville et, arrivée à hauteur de cette voie de chemin de fer, un attroupement anormal se formait.
M'approchant au mieux, j'eus le temps de voir sous une bâche avant qu'une ambulance ne l'emmène, le corps sans vie d'un jeune homme en uniforme.
Une jeune fille près de moi pas émotionnée du tout me narguait même me disant, dans un français approximatif que cela était bien fait pour un homme de ma caserne.
J'avais eu le temps de voir sa tenue et il n'appartenait pas au 2èm G.C.P., mais au 5èm RIMA.
J'expliquais donc à cette fille que non, cet homme n'était pas de chez nous. Je voulais dire de chez moi...du 2èm G.C.P.
Comprenant : Ce n’est pas un français,  son attitude changea d'un seul coup... si ce garçon n'était pas un français, alors ce ne pouvait être qu'un jeune allemand...
Du coup elle fondit en larmes et s'enfuit en hurlant.
Un jeune français écrasé par un train, tant pis. Mais un jeune allemand...
Vingt ans après la fin de la guerre, je ne savais pas que nous étions si peu aimés de la populace...
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[/left]


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MessageSujet: bravo et merci mon ami   Dim 3 Jan - 19:01





   
   



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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 17 Jan - 2:48

La drague ratée...

Depuis toujours, c'est moi qui fais les courses. Pratiquement tous les jours au centre commercial, je connais tous les points de vente, car, situé au-dessous du plus grand parking de la ville où j'y ai travaillé 15 ans.
Un beau jour donc, j'achète du poisson. La vendeuse est toute nouvelle. J'ai l'impression qu'elle me fait du rentre-dedans...
Aimable, souriante, elle m'offre même un citron, et désire me revoir souvent...
Je me dis en moi-même... tiens, momo a fait une touche. Après tout, pourquoi refuser ce qui s'offre à vous...
Quelques jours plus tard, ma femme est avec moi. On passe devant la poissonnerie; Mon épouse me dit : je connais cette femme, c'est une copine d'enfance, j'ai été avec elle à l'école à Issoudun.
J'avais remarqué également que la vendeuse regardait mon épouse.  Par contre, elle ne donna pas l'impression de me connaître... Ouff
Ma femme se retourne et s'approche d'elle. Au même moment la vendeuse semble aussi reconnaître cette femme qui la dévisage.
Presque en même temps, des prénoms fusent: Martine ? Françoise ?
C'était bien cette copine d'école... nouvellement embauchée.
Par la suite, les deux femmes se recevaient souvent, l'une chez l'autre.
Heureusement que nous n'avons pas été plus en avant dans notre relation...


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MessageSujet: quel dragueur   Dim 17 Jan - 17:56

belle histoire mais il me semble que la fin ???? un dragueur comme toi n'ai pas allé plus en avant lorsque ta femme n'était pas avec toi hummmmm,moi j'aurais peur    allez bises




   
   



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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 17 Jan - 18:11

merci provence
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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 17 Jan - 19:36

Merci Provence; Moi dragueur ? Un grand timide comme moi..
C'est pas ma faute si je suis un ancien beau gosse...
Gros bisous à toi.


.


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Sam 23 Jan - 2:12

.



Vierzon, dans les années 70  

Du temps de mon premier mariage, dans les années 70 à Vierzon, c'est moi qui, entre deux voyages sur les bateaux faisais les courses en ville.
Je me souviens d'une boucherie de quartier, style ancien, où la patronne dans sa guérite de verre faisait payer en vue de la note que le boucher nous remettait après chaque achat.
L'air sévère, elle régnait en maîtresse femme sur son monde. Les apprentis la craignaient. Elle n'admettait aucune erreur de commande et de gestion.
Cela me servit un jour...
Ma viande en main avec le ticket, je passe à la caisse. Je tends un billet de 100 f et attends la monnaie. La voyant fouiller dans sa caisse, je m'aperçois qu'elle est en train de me rendre la monnaie sur... 200 f
Je me permets de lui dire: - " Madame, je pense que vous vous trompez "
Blessée dans son amour propre, elle me répond sèchement-"Sachez monsieur que je ne me trompe jamais ! "
Pourquoi discuter ? J'empochai les sous avec un grand merci...

.


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Sam 23 Jan - 2:31

maurice renard a écrit:
Mon premier amour

Fanfan

Elle avait seize ans, j'en avais vingt et un, je rentrais de l'armée et, juste avant de rencontrer Christiane,  ma première femme,  à l'occasion d'une fête foraine, je rencontrai cette petite beauté qui m'éblouit dès la première seconde où je la vis; Françoise.
Pourquoi ce n'est pas toi que j'ai gardé? Mystère,  cinquante ans après je m'en veux encore tellement je t'ai aimé.
Ton jeune âge peut-être me freinait dans ma passion, la majorité de l'époque était vingt et un ans. Je ne me voyais pas attendre cinq longues années pour t'enlever à tes parents, ta mère m'adorait pourtant, j'aurais dû attendre. Je m'en suis longtemps voulu, tant pis pour moi.
La preuve que tu m'aimais aussi fort que moi, c'est que le jour où tu savais que j'épousais Christiane, tu es allée prier dans une église et ensuite tu as voulu te détruire.
Ma pauvre chérie, en valais-je vraiment la peine?
Après de si longues années, je ne peux même pas écrire ces lignes sans larmes,
Je terminerai donc sur nous deux en ressortant la lettre que je t'ai envoyée après nous être retrouvés,  cinquante ans plus tard.

Nous deux, en bref résumé
Tu avais 16 ans, j'en avais 21.
Nous nous sommes aimés dès la première rencontre.
Que de promenades au Cosson, dans les environs proches de la Ferté. D'abord en vélo, ensuite avec cette vieille quatre-chevaux qui nous a tant baladés. L'amour en nous grandissait de jour en jour.
Il y eut Christiane, la vie de marin pour fuir ce mauvais choix. Pourquoi dans ces moments-là, ce n'est pas toi que j'ai gardé?,
Alors que je t'aimais toujours, de plus en plus,
Les circonstances, la vie, le destin nous a éloignés. Après la marine, ce fut Martine, ma deuxième femme,  le magasin de la rue de Bourgogne.
On se voyait de temps en temps, je t'invitais à la maison, Mais la passion n'y était plus.
Tu avais ta vie à Paris, moi la boutique, les soucis de cette nouvelle existence.
Plus de quarante armées se sont écoulées...
Un gros coup de cafard, une recherche sur Minitel, et te voilà à nouveau dans ma vie, entièrement libre, comme au premier jour. Est-ce un signe pour notre avenir à tous les deux?
Un, puis deux appels téléphoniques et les bons souvenirs qui reviennent. Une rencontre est envisagée.
Une chose est certaine ma chérie, quoi que tu penses, quoi que tu dises, quoi que tu fasses, tu ne m'empêcheras jamais de t'aimer comme je t'ai aimé depuis le premier jour.
Si maintenant il me fallait raconter les huit années de bonheur entre nous deux, un livre entier comme mes mémoires de marin serait nécessaire.

Les larmes sont essuyées, la tristesse est passée
Huit années d'amour clandestins, cela compte dans la vie d'un homme, surtout lorsque c'est son premier vrai amour.
Je lui écrivais du bout du monde, elle me répondait gentiment à chaque fois. Avec une secrétaire de la société Maritime, nous avions élaboré un plan, à savoir: avant chaque nouvel embarquement où il me fallait prendre l'avion à Roissy, ma complice m'envoyait un télégramme d'embarquement deux jours en avance, ce qui fait que dès le reçu de l'ordre de départ, je me retrouvais deux jours à Paris, libre comme l'air avec mon amoureuse.
Même chose en débarquant je décalais la date de mon arrivée à Vierzon d'un jour ou deux pour les passer en tête à tête avec Fanfan.
Le divorce étant prononcé avec Christiane, entre deux bateaux, je demandais à Françoise de venir avec moi à bord, les concubines étant autorisées à suivre leurs compagnons. Elle eut peur, sa mère également. Peut-être que si elle avait accepté à l'époque elle serait encore avec moi aujourd'hui.
Dieu seul le sait!

Fanfan, 40 ans plus tard...
Profitant d'un salon à paris l'été dernier (2008), je retrouvais Fanfan
Dîner dans un restaurant Pakistanais place Nadeau, près du Père Lachaise, pour ceux qui connaissent.
En sortant, j'allume une cigarette, nous flânons un peu autour de la place.
Elle me lance alors :
-« Tu aurais pu au moins m'en offrir une. »
Très étonné de cette demande, je lui réponds :
« Je ne t'ai jamais vu fumer auparavant, depuis le temps que nous nous connaissons. »
-« J'ai fumé ma première cigarette à l'âge de 12 ans» me répond-elle.
-« Mais, quand je t'ai connu à 16 ans et jusqu'au bout de notre fréquentation, je ne t'ai jamais vu avec une cigarette. »

-« NON, PARCE QUE TU ÉTAIS MA DROGUE... »


Que ces mots font du bien au cœur, même après 40 ans.



Fanfan, 18 ans



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MessageSujet: merci mon Ami   Sam 23 Jan - 12:19

ha! le coup de la boucherie c'est super ,il me semble que j'ai déjà lu et vue  l'histoire de Fanfan mais j'ai relu avec plaisir  bisous et merci,mais tu es encore un "beau gosse"





   
   



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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Sam 23 Jan - 20:14

provence a écrit:
ha! le coup de la boucherie c'est super ,il me semble que j'ai déjà lu et vue  l'histoire de Fanfan mais j'ai relu avec plaisir  bisous et merci,mais tu es encore un "beau gosse"


Merci Provence. Oui pour fanfan, j'ai juste rectifié quelque chose, l'article a donc été 'remonté'.
Gros bisous du beau gosse.
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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 24 Jan - 23:12

.

Oups, pour mon premier amour, en effet, je croyais que le fait de le corriger supprimerai l'original, mais non. Donc, si tu peux supprimer le premier article. Moi je n'ai pas la possibilité.
Merci et gros bisous.



.
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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 24 Jan - 23:17

.

Les joies du camping…

         
    Année 85, après la faillite de la boutique, la ville m'embaucha comme responsable technique des horodateurs. (Voir : Une vie, ma vie... sur mon blog)
            Plus assez d'argent pour s'offrir la mer comme les autres années. Un journal local parcouru à la hâte me signale des locations de caravanes, petits prix sur terrain de camping tous confort et, de surcroît pas très loin d'Orléans
            Que risquions nous ? Pas grand-chose, cela fera un changement pour les jumeaux, âgés de quatre ans.
            Un coup de téléphone, l'envoi des arrhes réglementaires net nous voici à 30 km de chez nous, dans une caravane à première vue...honnête.
            Huit jours, seulement une petite semaine de calvaire... Voyez plutôt.
-----
            -La serrure de la caravane nous lâcha la première fois que nous avons mis la clef dedans.
            -L'avancée mini d'une fermeture éclair se coinçait dès que l'on la manipulait.
            -La porte du frigo tomba sur mes pieds dès que je l'ouvris. Il fallu la caler avec des briques tout le séjour.
            -La première fois que j'allumais le réchaud à gaz, impossible d'éteindre. Il nous fallait sortir et couper directement sur la bouteille située sur la flèche.
            -La barre dans l'armoire de linge, tenue juste par une pointe tomba au premier vêtement posé.
            -Un court-circuit dans les appliques au-dessus du lit failli provoquer un incendie.
            -A table un midi, un de mes fils disparu dans une chaise pliante qui se rabattit brusquement sur lui.
            -Heureusement que c'était l'été, car le chauffage d'appoint si cela avait été nécessaire de l'allumer, je suis sûr qu'il aurait mis le feu à cette caravane.
            -Notre lit, en pleine nuit s'écroula sans prévenir...
            -Pour l'écoulement des eaux usées, aucune consigne, elles tombaient directement sur le sol près d'un voisin heureusement assez conciliant. Le bac de récupération n'a jamais existé.
            J'en oublie certainement.
-----
            Un coup de fil au loueur resta sans effet, sa femme nous expliqua que pour l'heure, il était parti avec un tracteur placé une caravane en bord de mer pour des futurs vacanciers... les pauvres. Et qu'il ne rentrerait qu'en fin de semaine.
Il fallu passer le restant du séjour dans ces conditions.
A peine rentré, je repris mon travail.
Employé par la ville, j'avais à ce titre des en-têtes de courrier avec le logo de la mairie.
Prenant ma plus belle plume, j'écrivis à ce loueur indélicat.
Le début était ainsi rédigé :
 Monsieur, votre métier actuel est d'essayer de louer des caravanes dans de bonnes conditions de confort et de sécurité.
Ce ne fut pas le cas pour nous... et j'énumérais les incidents décrits plus haut.
Je terminais en lui demandant de me restituer le chèque d'arrhes et que dans ce cas, je ne porterais pas plainte contre lui.
C'était osé, mais le cachet de la mairie, mes relations professionnelles avec tous les agents de police de la ville, suffirent à ce que cet escroc se dégonfle et, par retour de courrier, mon chèque arriva, suivi d'excuses pour mon séjour gâché.
Ce fut la seule et unique fois que je fis du camping.
.


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Mar 2 Fév - 1:25

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L'électronique, un métier difficile.


 Juin 1996, Laurent, un de mes jumeaux veut faire comme papa, à savoir électronique, il c'est inscrit dans un collège de formation.

Je profite d'une journée portes-ouverte pour voir l'établissement et le présenter aux professeurs. Plusieurs parents avec leur enfant sont devant nous. Tous les ateliers sont ouverts et chacun regarde les différents pupitres et machines servant à l'apprentissage de ce futur métier.
Justement, je vois au loin un professeur discuter avec un père et son enfant. En attendant mon tour, je guide Laurent dans tous les coins et recoins de l'atelier, commentant chaque pupitre où machine nouvelle pour lui.
Je n'avais pas remarqué derrière moi, un père et son fils qui nous emboîtaient le pas et ne perdais pas une seule de mes paroles..
J'avais fait pratiquement le tour de l'atelier, expliquant consciencieusement tout cet univers, toujours suivi de cet homme attendant également son tour.
A un moment, Laurent s'éloigna de moi, ce qui laissa le champ libre à mon poursuivant.
Il se présenta, poussant son enfant devant lui.
-« Bien voilà mon enfant monsieur, il veut faire ce métier. »
Il me fallu plusieurs secondes pour réagir... Cet homme qui me suivait depuis le début, me voyant si à l'aise devant toutes ces machines, commentés avec maints détails, m'avait pris pour un professeur...
Quelle ne fut pas sa surprise en apprenant que je n'étais comme lui, un parent d'élève.
Justement, le vrai professeur libre enfin, s'approchait de nous..
Et, en sa compagnie, ont refis le tour de l'atelier. A chaque explication du professeur, j'ajoutais quelque chose pour parfaire ses dires.
Il me demanda enfin comment je pouvais savoir tout ce que j'avançai, de si juste, que lui-même semblait ne pas connaître.
Je lui débitais tout, mes cours d'électroniques par correspondance, mon CAP de radio-électronicien, mes fonctions à l'armée dans la radiocommunication... Mes huit années de marine marchande en tant que maître électricien sur les plus grands pétroliers du monde et enfin le commerce dans les composants radio.
Il était sidéré, lui-même, professeur, n'avait pas autant de bagages que moi.
Il me demanda s'il pouvait serrer la main d'un grand de l'électronique qu'il avait été si ravi de
rencontrer.
Je crois que, à partir de ce jour-là, mon fils regarda son père d'un autre œil...

En fin de compte,  à la vue de tous ces appareillages nouveaux pour luit, il prit peur et se contenta d'un collège pour simple électricien en bâtiment.(Nouvellement appelé électricien d'équipement)


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Ven 12 Fév - 2:49

.


 Embarquement d'un contingent, en 1959 en partance pour l'Algérie, sur le Ville d'Alger

La malchance à l’extrême

En 1959, je n'ai que 15 ans, pas assez âgé pour être incorporé, encore moins pour partir en Algérie. Par contre, mon grand-frère Alain, 6 ans mon ainé fait partie du contingent qui est en première ligne sur le terrain.
Mais, ce n'est pas de lui que je parlerai dans ce récit. Deux articles sur ce forum sont en l'honneur de mon frère.
J'ai un camarade d'école, de mon âge. Il a une grande sœur qui est pratiquement fiancé avec un garçon. Lui, par contre est comme mon frère, futur appelé pour l'Algérie.
Nous parlerons donc de ce jeune homme.
Dès sa sortie d'école, vers 16 ans, il s'est embauché dans l'usine d'armement. Un article également dans ce forum parle de cette usine.
Le travail ne chôme pas, les commandes afflues pour... des envois d'armes de toutes sortes pour cette affreuse guerre.
Notre jeune homme est sur la chaine qui fabrique des mines anti-personnelles.
C'est un métier comme un autre. Il le pratique jusqu'au jour où il reçoit sa lettre d'incorporation.
Il part donc en Algérie, après seulement deux mois de classe en France. Comme tous ceux qui sont partis la-bas, c'est un paquebot de la compagnie des chargeurs réunis, le Pasteur et le Ville D'Alger qui leur offre le voyage.
Sur place, ce n'est que combats, rondes de nuit et surveillance de sites privilégiés.
Une nuit, une équipe est désignée pour assuré la sécurité d'un lieu précis.
Notre jeune homme est désigné comme volontaire.
En file indienne, ils tentent de mener à bien leur mission.
Dans un endroit entouré de buissons, gênés par de gros cailloux, ils se fraient un chemin péniblement. Un passe, un deuxième et, c'est le drame. Une mine anti-personnelle vient d'exploser. Un seul homme est par terre, pratiquement tué sur le coup.
C'est notre jeune, fiancé à la sœur de mon copain de classe. Ses collègues d'infortune, remis de leurs émotions récupère le corps de leur camarade ainsi que quelques débris de l'engin explosif.
De retour au camp, les débris sont examinés. Quelques chiffres et mots sont encore lisibles.
Les autorités responsables de l'armement possèdent tous les livres sur la fabrication des engins explosifs.
La vérité éclate. cette mine a été fabriquée dans l'usine  où notre malheureux travaillait.*
Les numéros et chiffres donnent même le jour de fabrication de l'engin meurtrier.
Le résultat fait froid dans le dos. Cette mine a été fabriquée par notre pauvre soldat.
Tué par son propre travail, c'est le comble de l'horreur.
La patrie, reconnaissante a seulement décidé, en mémoire de notre soldat, mort pour la France, qu'une impasse porte son nom dans son village natal.
Maigre compensation pour la famille éplorée. Sans parler de la détresse de la pauvre fiancée.

*Comment des armes de destruction, fabriquées par la France, se sont retrouvées aux mains de l'ennemi ? Personne ne connait la réponse. J'ai moi-même été victime de ce problème quatre ans plus tard, pendant mon service militaire en Allemagne,
J'étais dans le service transmission, opérateur-radio et dépanneur de tous les appareils de radio-communication7 (également instructeur graphie)
Je reçus un jour, 100 accus destinés à nos récepteurs.
A cette époque, pas encore de transistors, encore moins de circuit-imprimés. Tout notre matériel est à lampes. grandes consommatrices de courant continu.
Pour un poste portable, émetteur-récepteur, il lui faut une pile presque aussi grosse que lui.
Sans trop rentrer dans les détails techniques, il faut Deux tensions pour alimenter un poste émetteur-récepteur portatif. Une première, de 67,5 V pour véhiculer l'onde radio à travers les divers étages de l'appareil. L'autre de 1,5 v pour chauffer les filaments des lampes pour qu'elles soient justement opérationnelles.
Heureusement que j'ai une grande passion pour l'électronique, car sans un ordre donné, je me suis permis de tester les piles. Elles étaient pourtant dans une boite scellée, venant directement de la fabrique, en France.
Oh surprise, les tensions sur le connecteur de sorties avaient été inversées. Ce qui veut dire que, la tension de 67,5 V aurait alimenté les filaments des lampes...
C'est comme ci vous alimentiez une ampoule de 6v, avec du 220.
Ces piles, à l'origine étaient destinées pour nos soldats en Algérie. Tous les stocks restants étaient  dispatchés dans les casernes de l'armée française.
Imaginez un instant, en pleine brousse, un opérateur installant cette pile sur son poste...
Dès la première seconde de mise en marche, le poste grillait tout simplement. En Phase de combat, la radio est le seul moyen de communiquer avec leur base. Seul, en plein désert, que pouvait -ils faire ?
Je m'empressais de faire un rapport à mes supérieurs pour qu'ils préviennent tous les corps d'armées qui auraient été susceptibles de recevoir ce cadeau empoisonné.
Je crois même que, suite à cet éclat, je fus d'office monté en grade. De caporal, je suis passé caporal-chef
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Radio téléphone de campagne

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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 14 Fév - 23:46

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Momo, un héros ?


Orléans, en cette belle journée de juillet 2009, le centre-ville n'est pas trop envahit par les voitures. Je flâne tranquillement dans la rue principale, les mains dans les poches.
Devant moi, une mère et sa fille d’une dizaine d’années.
Trop absorbée spas leur conversation, elles ne se rendent pas compte qu'elles quittent la partie piétonne et, dangereusement sans s'en apercevoir, petit à petit se rapprochent de la voie de circulation.
Je n'eut que le temps d'apercevoir la voiture à ma hauteur et, la conductrice au volant, occupée de téléphoner.
Elle ne pouvait pas voir devant elle cette petite fille déjà sur la route. Sa voiture trop silencieuse n'eut pas l'air d'alerter la mère.
En une demi-seconde, je compris que le choc était inévitable. Il fallait faire quelque chose.
Je me jetais sur la petite, la poussant vers sa mère, tandis que la voiture me bousculait violemment.
L’enfant amortit sa chute en tombant sur sa mère, Les deux roulèrent à terre, mais sans mal. Moi par contre, bien sonné par la violence de l'impact, je tombais lourdement sur la chaussée.
Je dus rester un moment dans les pommes, car quand je rouvris les yeux, un attroupement c'était formé autour de moi et les pompiers s'affairaient et me mettaient sur une civière pour me monter dans l’ambulance
La maman et sa fille furent invité également à se rendre au centre hospitalier pour un examen de routine.
Quant à moi, transporté d'urgence à l'hôpital, les nombreux examens et radios ne révélèrent rien de grave.
Le choc m'avait mis ko certes, mais sans rien casser du bonhomme. J'étais encore solide...
La fille fut examinée brièvement par un interne mais, mis à part la grande peur qu'elle eue, on ne lui trouva absolument rien.
La mère demanda de voir le sauveur de son enfant pour le remercier.
Comme de mon côté rien ne justifiait le refus de visite, on lui accorda le droit de me voir.
Il fut décidé par contre de me garder en observation vingt-quatre heures.
On conduit la mère et l'enfant à mon chevet.
Une infirmière entra la première, suivie de la gamine et sa mère.
La petite, toute belle dans une robe à fleurs, ses beaux cheveux blonds illuminaient son doux visage. Elle ressemblait à une poupée de magazine.
Et dire que si je n'avais pas été là...
Elle se jeta dans mes bras sans rien dire et me serra très fort. Les larmes coulèrent de mes yeux.
Je voyais la mère derrière n'osant pas interrompre sa fille, mais je sentais qu'elle était impatiente elle aussi de me serrer contre elle.
En effet, dès que la petite se retira avec regret de son étreinte, la maman prit sa place. Par contre, elle pleurait autant que moi en bredouillant des mercis.
Je ne sais pas combien de temps nous restâmes comme cela, le temps ne comptait plus pour moi.
Ce fut une autre infirmière qui rompit cette scène. Elle venait pour prendre les températures.
La maman serait bien restée, mais elle ne voulait pas que sa fille soit seule dans le couloir à attendre.
A contrecœur il fallu se quitter, se promettant l'un et l'autre de se revoir dès que je sortirais de l’hôpital. et de rester amis pour toujours.
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MessageSujet: Nos seniors sont excusables...   Mar 16 Fév - 21:21

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Une foire exposition du temps de ma gloire

Nos seniors sont excusables...
Juin 77, ma boutique de gadgets et de composants électroniques est enfin ouverte, après maintes et maintes péripéties, racontées dans ce forum. (Voir une vie, ma vie, Radio Bourgogne Composants)
La femme qui m'a cédé son bail avait, pendant plus de vingt ans vendue dans cette boutique de la mercerie, bonneterie layette.
Pratiquement toutes les mamies du quartier, voir plus loin étaient venues au moins une fois se servir dans ce magasin. Certaines avaient leurs habitudes, leurs marques préférées pour tel où tel article.
La transformation de la boutique avait été assez rapide, de grands rayonnages de lingeries, facilement transportables avaient cédés la place à mes boites de composants, déjà remplis à l'avance.
Aucune transformation, pas de nouvelles peintures où étagères à modifier.
L'ancienne propriétaire, m'avait connu dans ma jeunesse et, son mari était ami d'enfance de mon père,
Je pense que tout cela fut bénéfique pour la transaction. Egalement aussi de me voir offrir en prime les comptoirs et tables de présentation.
Ces précisions pour vous dire que, en fin de semaine,  l'ancienne boutique fermait avec sa vente de bas et dessous divers et, dès les premiers jours de la semaine d'après, j'ouvrais avec mes gadgets et jeux de lumière.
Un beau matin donc, une petite semaine seulement de l'ouverture de cette nouvelle boutique, une grand-mère entre et, sans remarquer aucun changement autour d'elle, me demande calmement des bas renforcés au talon.
Je pense que sa surprise fut plus rapide que la mienne, car à peine terminé la fin de sa phrase, elle eut un moment de flottement, se recula et seulement regarda autour d'elle.
Avant que je n'ouvre la bouche, elle se confondait déjà en excuses.
-« Ben, c'est plus Madame une telle avec ses bas ? »
Et non, Madame une telle est partie en retraite et, c'est moi, Monsieur Intel qui prend la relève mais, comme vous le voyez chère madame, ce n'est plus les mêmes articles.
Pauvre femme, l'habitude l'avait poussée dans ma boutique, machinalement, mécaniquement.
Ce fut quand même par la suite une cliente qui poussait ma porte pour des piles et des ampoules.

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MessageSujet: .Le dernier balaitier de Sologne.   Jeu 18 Fév - 0:52

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Robert Robin, était le dernier balaitier se Sologne.

Né en  1913, Robert Robin s'est éteint le 23 janvier dernier, dans sa cent troisième année. Il était le dernier balaitier de Salbris, à la tête d'une entreprise artisanale florissante dans les années soixante à quatre-vingt, jusqu'au remplacement des balais de bouleau par des balais de plastique.
Robert avait pris la suite de son père Sylvain qui en 1890, après son service militaire, s'installe comme balaitier rue de la Maltournée. Deux de ses cinq enfants, Gaston et Robert suivent les traces de leur père. Robert, le cadet, après avoir été prisonnier de guerre en Allemagne d'où il s'est évadé après une première tentative d'évasion infructueuse reprend l'activité après la guerre, Gaston, l'aîné ayant une autre activité. Il se marie en 1947 avec Yvette, employée aux PTT qui faisait aussi la comptabilité de l'entreprise. Dans les années cinquante, il développe le réseau des balaiiers en créant des ateliers à Salbris, Pierrefitte-sur-Sauldre et la Ferté Imbault et en faisant travailler des particuliers à façon dans toute la Sologne. Les années soixante sont l'âge d'or des balais solognots et l'entreprise de Robert Robin qui employait jusqu'à trente cinq personnes dont une vingtaine de balaitiers produit 400 000 balais par an qui sont notamment vendus à la ville de Paris et à la SNCF Fin des années 1960, il acquiert une exploitation forestière pour ne plus devoir acheter la matière première aux bûcherons.
«Dans les années soixante, les balais étaient une véritable industrie. Il y avait beaucoup de balaitiers en Sologne, mon père avait de la concurrence » évoque le fils de Robert, Daniel qui se souvient avoir « aidé mon père à faire les fagots les samedis et pendant les vacances. » Vers les années 1978, l'industrie du balai commence à décliner, les balais de bouleau étant progressivement remplacés par des balais en plastique mais Robert Robin produit encore  250 000 balais par an jusqu'aux années 1990. Il arrête son entreprise en 2004 à l'âge de quatre vingt-onze ans.
« Mon père travaillait dur, retrace Daniel Robin. C'était quelqu'un d'énergique et d'humain même si cela lui arrivait parfois de s'emporter. Il travaillait encore sur les fagots à quatre vingt cinq ans.» Jack Martin qui, après avoir fabriqué des balais pendant quarante ans défend le savoir-faire des balaitiers solognots au travers de l'association Richesse Forestière qu'il a fondé il y a quelques années, a travaillé de 1977 à 1997 avec Robert Robin : « C'était un patron très gentil, jamais avec une parole plus haute que l'autre, dont je garde un bon souvenir, se souvient-il. Il m'a appris le savoir-faire du fagotier, savoir-faire qui est tombé en désuétude aujourd'hui  Je me souviens qu'à quatre vingt ans passés, il montait sur les fagots sans échelle en s'accrochant aux bourrées (branches). »

Emprunté au journal d'informations gratuites : «Le petit Solognot » du 17 février 2016

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MessageSujet: Toujours dans ma boutique...   Jeu 18 Fév - 22:12

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Encore un souvenir de mon temps au magasin.
Vente de gadgets électroniques, cela représente un vaste domaine dans le milieu de l'électronique. La mode des années 80 était : Les jeux de lumières, les stroboscopes, chenillards et autres détecteurs de présences et de mouvements. Les premiers jeux de lélé aussi faisaient leu apparition.
Mes connaissances en radio électronique me permettait de faire du sur-mesure et, ma bonne renommée avait depuis longtemps fait le tour de la ville, témoin ce récit.
Une belle jeune fille pousse ma porte un beau jour et me parle d’un problème qui la chagrinait fortement.
Voici en gros ce que m'expliqua cette charmante personne.
-«Je suis étudiante, je loge au campus universitaire d'Orléans. Chaque soir, avec des amies, nous faisons la fête assez tard et, le matin, impossible de me réveiller. La sonnerie de mon réveil-matin n’est pas assez puissante pour me faire sortir du lit. Des connaissances m'ont parlé de vous comme quoi il serait possible que vous trouveriez une solution.»
Ma renommée était en jeu, si des connaissances de cette si jolie personne savaient que j'étais si doué que cela, il fallait que je fasse bonne figure.
Sans trop m'avancer quand même, je lui demandais de m'apporter le réveil en question pour voir ce que je pouvais faire.
Le lendemain, j'avais dans les mains un gadget made in japan, assez sophistiqué je l'avoue, mais d'une sonnerie bien faible, pour effectivement, attiré l'attention de la jeune fille.
En décortiquant l'appareil, je découvrais le mécanisme, un circuit imprimé avec plein de contacts inutilisés. Et, fouillant un peu, je découvris oh joie, qu'un contact se faisait à chaque minute écoulée.
Il n'en fallait pas plus pour imaginer un dispositif. Je soudais une sortie relais à ce réveil et, un carillon multi-tons (gadget de l'époque qui faisait ravage dans les voitures) branché au bon endroit assurait en même temps que la sonnerie d'origine un supplément confortable.
Quelques jours plus tard, cette cliente plus que satisfaite venait me remercier du travail effectué.
-« Terrible, impossible de ne pas entendre. Le premier jour, je suis même tombée du lit de surprise, c'est exactement ce qu'il me fallait, merci.»
Tant que l'on peut rendre service...
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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Ven 19 Fév - 10:53



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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Sam 20 Fév - 21:11

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la marchande de lait

Photo d'époque de l'épicerie. Année 1950. Joliment décorée pour le comice agricole fêtant le demi-siècle.
Toujours dans mon petit village, à 20 km au sud d'Orléans, sur la N 20 direction Vierzon.

Nous sommes dans les années 50, à cette époque, le lait était distribué par les épiceries. Il était contenu dans de grands récipients en verre, afin de voir le niveau à chaque instant.
L'épicière le servait chaque matin aux clientes qui devaient apporter son récipient.
Des mesures, sortes de louches calibrées de ¼ de litre, ½ litre servaient à la distribution.
Il fallait voir la queue devant le comptoir chaque jour pour avoir sa ration du précieux liquide qui, attendu à la maison par les maris et les enfants servait à la préparation du petit déjeuner. Parmi ces clientes justement, il y en avait une qui ne prenait dans cette boutique que son lait. Tous les matins, à la première heure, elle était là avec sa casserole, attendant son tour pour recevoir sa ration.
Un beau matin, l'épicière osa lui faire cette réflexion devant toutes les autres clientes :
-« Vous savez que je ne vends pas que du lait dans ma boutique madame une telle »
L'intéressée ne bronche pas, paie son lait et part sans un mot.
Il se passa quelques jours comme cela, sans aucune autre remarque de la marchande de lait.
Puis, un beau matin, notre cliente qui n'achetait que du lait arriva avec un pot de chambre... propre certes, sans doute acheté la veille, mais un pot de chambre quand même.
Elle se mit dans la file avec les autres qui se poussaient du coude pour faire remarquer cette cliente avec son drôle de récipient.
Quand vint son tour de se faire servir, il y avait encore plein de monde derrière elle. L'épicière eu un mouvement de recul légitime en voyant le récipient tendu. La cliente insista.
-«Je mets mon lait dans ce que je veux, servez-moi comme d'habitude s'il vous plait. »
Une fois servi, la cliente regarda dans le fond de son pot et déclara :
« Cela ne fait que ça ? votre concurrente dans l'autre rue en met plus que vous, je n'en veux pas. »
Et, joignant le geste à la parole, d'un revers de poignet, elle reversa le liquide dans le récipient...
Puis elle repartit comme elle était venue, en jurant qu'elle ne mettra plus jamais les pieds dans cette boutique où on l'empêche de n'acheter que du lait ce qui avouez-le est parfaitement son droit.
Je ne vous raconte pas la tête des autres clientes ayant assistées à la scène et se sauvant... chez la concurrente pour avoir du lait propre.

L'épicière se promit dorénavant de ne plus faire de réflexions désobligeantes à des clientes capables de se venger de la sorte.

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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 21 Fév - 23:51

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Qui me cherche me trouve...

Années 80, commerçant.
Depuis quelques temps déjà, juste avant la fermeture, un type assez jeune poussait ma porte de magasin et mendiait quelque argent.
Au début, prenant pitié, je lâchais une pièce ou deux et il repartait content.
Mais, il devait penser avoir trouvé un bon filon, car il revenait trop souvent à mon goût.
Plusieurs fois je l'avais prévenu de ne plus me déranger, mais rien n'y fit.
Un soir, il dépassa les bornes. Forçant encore ma porte, il devint même agressif devant mon refus à lui donner quoi que ce soit.
M'insultant, hurlant et, en partant claqua la porte violemment.
Le choc fut si fort que, de chaque côté, mes vitrines en verres pleines de gadgets électroniques faillirent tombées.
Il avait dépassé le seuil de ma tolérance. D'un bond je passais par-dessus le comptoir et, juste dans la rue derrière la boutique je le rattrapais sans peine.
Se voyant perdu, il se plaqua contre un mur et attendit l'orage. Le soulevant de terre de ma main gauche en le prenant à la gorge, il s'éleva d'au moins vingt centimètres du sol.
De la main droite, poing déjà fermé je voulu lui montrer mon désaccord sur sa conduite.
Heureusement pour lui, mon épouse qui, revenant de son travail au même instant avait entendu la porte claquée et, me voyant courir après le coupable, connaissant bien son mari prit peur pour l'individu.
Elle arriva juste au moment où j'allais lui mettre mon poing ...dans le nez
Pour me calmer, elle lui donna des coups de parapluie. Et quelques gifles. Effectivement, cela stoppa net ma colère.
Je le relâchais aussitôt. Le mur était rugueux, il avait mis ses bras en croix pour essayer de se retenir, ce qui fit que par le frottement quand il s'est soulevé de terre, ses deux mains étaient en sang.
Il disparut bien vite sans rien dire et je ne le revis plus jamais dans le quartier.
Faut pas me chercher sinon on me trouve...
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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Lun 22 Fév - 23:10

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Les (mes) colonies de vacance




Années 1950, pour les grandes vacances, les familles qui avaient demandé bien longtemps à l'avance et constituées un dossier pour chacun de leur enfant, pouvaient espérer les envoyer en colonie de vacance.
Pour ma part, dernier d'une famille de trois enfants, ce n'est qu'à l'âge de 10 ans que j'eus la joie de partir pendant un mois entier.
Pendant que mes frères se voyaient offrir soit la mer soit la montagne, moi le petit dernier, je n'avais le droit les premières années, qu'à la campagne, seulement à quelques dizaines de kilomètres de notre domicile.
C'est ainsi que je partais pour : Baule, Souesmes, où Candé-sur Beuvron, petits villages de Sologne possédant sois un ancien château racheté par l'état, sois une grande demeure avec annexe.
Les camps de vacances scolaires étaient régis par « Les oeuvres universitaires du Loiret »
Pour éviter la mixité, il était convenu que, les garçons partaient au mois de juillet et les filles au mois d'août. L'année d'après, on inversait, les filles en juillet et nous en août...
Pour les petites distances n'excédant pas cent kilomètres, nous y allions en car. Sinon, c'était le train.
Les départs avaient tous lieu sur la place du village, à six heures du matin. Chaque enfant avec sa petite valise, accompagnés d'au moins un parent attendait fébrilement le car pour goûter pendant un mois entier, d'autres joies loin du carcan familial...
Pas de pleurs au départ, de petits sanglots tout au plus, mais vite réfrénés par l'ambiance générale de ce grand départ attendus depuis un an.
Un mois entier loin des siens, c'était déjà l'apprentissage de la vie en communauté, la discipline de groupes, les prémices du collège et, encore plus tard de l'armée...
Sauf que là, nous ne pensions pas encore à tout cela, ce n'était que jeux, promenades en forêts, veillées de feu de camps en pleine campagne, pique-nique, baignade en toute sécurité dans des rivières encore propres en ces temps-là.
Le mois passait vite, le retour était toujours triste, malgré la joie de retrouver les siens.
On s'était fait de nouveaux amis, découverts des lieux nouveaux, commencer à apprendre la vie future qui nous attendait, loin des nôtres



Le château de Candé sur Beuvron


Prochain départ, La mer. « Tous les ans, ça va aux Sables d'Olonnes... » sketch de Robert Lamoureux.
Pour mes 12 ans, ma mère me sentant je pense un peu plus grand à ses yeux pour affronter la mer...J'eus droit donc Aux Sables d'Olonne.
Là, pas de car, le train et le rendez-vous était cette fois-ci à la gare D'Orléans.
Imaginez, les années 50, mon petit village situé à 20 kilomètres d'Orléans ? ... comment s'y rendre ?
Le premier train était à 7H10 chaque matin, mais, les rendez-vous toujours fixés à 6h.
Une fois, je me rappelle, nous étions partis la veille ma mère et moi par le dernier train omnibus Vierzon/ Paris. Arrivé le soir à 20h, la nuit dans la salle d'attente dormant sur les banquettes...
Une autre fois, c'est un bon ami de la famille complaisant qui voulut bien nous emmener avec sa voiture, une traction avant, acheté en 1939.
Sinon, il y avait bien le taxi, mais horriblement cher à l'époque pour le budget de la famille.
L'appel des participants se faisait sur le quai. Nous étions regroupés par équipe d'une dizaine.
Un moniteur nous était attribué. Dès sa désignation, il ne nous quittait plus jusqu'à notre retour à la fin du mois de colo.
Un compartiment pour chaque équipe, surveillé par le mono et le train s'ébranlait. Notre responsable, avant le départ recevait du directeur les rations de nourritures pour la durée du voyage.
Quelques heures de voyages dans l'euphorie, la joie de voir la mer, la première fois pour certains dont moi. Qui aurait pensé que, 20 ans plus tard, pendant huit années entières je naviguerais sur toutes les mers et océan du monde en effectuant trois tours du monde ?
Que dire de la colo ? C'était comme à la campagne, avec la mer en plus.
Le directeur, en accord avec la ville avait obtenu un coin de plage. Pratiquement tous les après-midi, de 15h à 17h30, baignade surveillée.
Les bâtiments de la colonie se situaient en bout de plage des Sables, pratiquement au début de la plage du Tanchet. Par contre, notre coin réservé lui était tout près du phare. Il nous fallait donc remonter tout le remblai pour notre baignade quotidienne.
Les rares jours de mauvais temps, nous visitions le port, l'usine de sardines, les marées salants que sais-je encore



Le remblai, les sables d'olonnes


Les colonies de vacances, suite et fin... la montagne
Ma chère mère qui m'adorait, avait donc choisi pour mes vacances en colonie, d'abord la campagne, ensuite la mer (qui n'était pour elle que le Loire, mais en plus grand...) et la montagne, ce qu'elle connaissait le moins, n'y étant jamais allé de sa vie.
C'est donc pour les deux dernières années de mon droit aux colos que je connus enfin la montagne. Combloux et Sallanches, au pied du Mont Blanc.
C'est pourtant ces dernières vacances que je me rappelle le moins... Alors qu'en principe elles sont plus proches de ma mémoire d'enfant
A neuf et dix ans, la campagne me revient, onze et douze mes meilleurs souvenirs de mer mais, mes treize et quatorze ans à la montagne... plus grand-chose.
Alors que je ne pense pas m'y avoir été malheureux.
Excursion à la mer de glace, marche dans les rochers, pique-nique au bord d'un torrent sont pratiquement les seuls souvenirs qui me reviennent.
Allez savoir pourquoi. C'est grave docteur ?



Combloux en Haute-Savoie, face au Mont Blanc

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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Mar 23 Fév - 21:11

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Toujours dans ma boutique...



Toujours dans ma boutique....
Et cette bonne action, qui me met encore las larmes aux yeux quand je l'évoque.
En plus de mes gadgets et des composants, je vendais des piles, ampoules et câble électrique. Il n'était pas rare que des gens du quartier, pour un achat de piles où d'ampoules envoient leur enfant pour un achat si minime.
C'est ainsi qu'un beau jour, une toute petite fille, voisine de la boutique entre dans mon magasin. Elle ne devait pas avoir plus de six ans.
Je viens en cachette de ma maman dit elle, je voulais lui faire un petit cadeau.
Elle avait sa petite main droite serrée.
Ma pauvre chérie, je n'ai pas grand-chose dans ma boutique pour une maman et, d'abord, as-tu de l'argent ?
Bien sûr me répondit cette charmante enfant et, ouvrant sa petite main serrée, elle mit sur mon comptoir sa petite fortune... des perles de toutes les couleurs.
C'est mon trésor expliqua-t-elle. C'est assez ?
Une douce joie intérieure m'envahit, je répondis : Bien sûr, même qu'il y a trop. Et je lui glissais dans sa petite main quelques pièces jaunes.
Je ne sais plus ce que je lui donnai en échange de ses perles, mais le lendemain, je rendais les perles à la mère en lui expliquant la démarche de son enfant.
Ce récit, authentique je vous le promets, n'est’ il pas émouvant ?

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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Ven 26 Fév - 0:13

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La petite Paillette...


Une dernière histoire (?) vécue dans ma boutique

Après mon divorce, raconté dans ce forum, (une vie ma vie), j'épousais Martine.
D'un premier mariage, elle avait une fille, Céline qui avait cinq ans quand j'ai épousé sa mère.
Le nom de son père était Payet. Un type venu de la Réunion du temps de son armée en France... (Mort depuis, écrasé par sa dernière femme, mais ceci sera peut-être un autre récit).
Cette petite Céline donc, vivant avec nous était inscrite à l'école primaire du quartier sous son nom bien sûr, Céline Payet.
Pour la petite histoire, notre boite à lettres avait trois noms. Renard, Rousseau  nom de jeune fille de mon épouse et, Payet. Mais là n'est pas le problème.
La première année d'école, Céline se fit des copains copines qui s'invitaient pour les fêtes et anniversaires de leurs petits camarades.
C'est ainsi qu'un beau jour, la porte de mon magasin s'ouvrit sur une jeune femme, maman d'un élève de la classe de Céline.
Pendant près de cinq minutes, je vous résume le discours de cette brave femme, avant que j’eus le temps de placer un mot.
Ah, bonjour M. Paillette, bien heureux de vous rencontrer M. Paillette, c'est au sujet de votre fille M. Paillette, qu'elle charmante fille vous avez M. Paillette, c'est bien pour elle que je suis là M. Paillette, figurez-vous M. Paillette, que c'est l'anniversaire de mon fils dimanche M. Paillette et, mon fils m'a dit comme ça : Demande la permission à son père, M. Paillette si elle peut venir à mon anniversaire la petite Paillette. Alors, voilà M. Paillette, il ne serait pas possible que...
Ouf, elle s'interrompit une demi-seconde pour reprendre son souffle, j'en profitais pour glisser :
Mais, qui est ce M. Paillette dont vous me parlez depuis cinq minutes, moi, c'est M. Renard ?
Je lui aurais mis une gifle, c'était pareil... Je lui expliquais calmement ce qu'il en était au sujet de la petite Payet. (De plus, elle prononçait PAILLETTE)
Toute confuse, elle se fondit en excuses. Mais il m'en fallait plus que cela pour me vexer.
La petite payet eu bien sûr la permission d'aller à l'anniversaire de son petit copain et, l'histoire se termina bien...
N'est-ce pas M. Paillette ?

.


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MessageSujet: un grand bravo et merci   Ven 26 Fév - 12:03






   
   



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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Sam 27 Fév - 0:34

.

Achetons français...

J'ai beau dire que c'est la dernière histoire du temps de mon magasin, il m'en revient toujours...
Mes clients, étaient devenus à force, de vrais amis.
Un, qui justement, venant m'acheter des piles, en vient à discuter de la provenance de certaines choses, importés de Chine ou d'ailleurs.
- »Avec l'achat de mes piles wonder au moins, je suis sûr que c'est bien une des dernières choses bien Française. »
- »tu es sûre de ce que tu avances ? », je lui lance cette phrase en pleine figure.
- »Un peu mon neveu, je suis près à parier le champagne de ce que j'avance. Les piles Wonder sont bien fabriquées en France. »
Le pauvre... justement, le matin même, avant d'ouvrir, j'étais passé chez mon fournisseur.
Sans rien dire, je descends d'une étagère un carton entier de piles Wonder...
Toujours sans un mot, je tourne la boite de façon qu'il est bien sous les yeux... La provenance.
« Made in Taïwan »
Je lui aurai donné une claque, c'était pareil...
Il parti sans un mot...
Le lendemain, à l heure de l'ouverture, il était là, avec une bouteille de champagne sous le bras.
Pour ma part, je ne parie jamais quand je ne suis pas sûre à 200/100
.
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MessageSujet: belles histoires bravo   Sam 27 Fév - 11:49





   
   



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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Mer 2 Mar - 1:32

.

Origine du pompon rouge sur le béret du marin.  


L'Impératrice Eugénie était en visite, le 9 Août 1858, sur un navire au port de Brest. Un Matelot, très grand sans doute, en se mettant au garde à vous à son passage se heurta violemment le sommet du crâne au plafond de la coursive. Il saignait et l'Impératrice lui offrit son mouchoir en guise de pansement. Comme le marin guérit aussitôt, ce mouchoir taché de sang, placé sur sa tête, devint alors, en souvenir de ce geste, le pompon rouge du béret de Marin.
C'est paraît-il pour cela que toucher le pompon d'un marin, porte bonheur. Peut-être n'est-ce qu'une légende mais il en reste que seuls les marins français portent un pompon.


L'impératrice Eugénie

La Vérité
 
La houppette (ancêtre du « Bachi »), définie par le texte de 1858, apparaît dans les années 1840 à une époque où les conditions d'habitabilité des navires se sont améliorées.
 
Pour un besoin technique de finir le fond du bonnet, il apparaît que la confection d'un bonnet se termine par "diminution" par un seul fil de laine et donc une seule couleur... Or la houppette initiale était constituée de fils bleus et rouges. Le "pompon" n'était en fait qu'une façon de finir l'ouvrage de laine, bien souvent tricoté par le marin lui-même. Actuellement, il est confectionné à la main par des ouvrières d’une manufacture de la Sarthe.


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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Jeu 3 Mar - 23:49

.
La montée des eaux rend prisonniers des chevaux avant d’être secourus

Non loin D’Amsterdam, une forte tempête a encerclé des chevaux sur un lopin de terre qui fut vite entouré par la montée des eaux.
100 chevaux étaient là, sous la pluie et les vents et ils ne pouvaient même pas fuir.


Alors que les eaux montaient, ils se serraient de plus en plus sur leur petite île. Les gens ne pouvaient pas les aider, mais ils pouvaient au moins tenter de le faire.
Sur un forum équestre le sujet anima les amoureux des chevaux et un appel fut lancé pour réunir des cavaliers volontaires qui n’avaient pas peur du danger.
Dés le lendemain, des bénévoles arrivèrent non loin de l’île. Une équipe fut formée et le sauvetage des chevaux commença.



Une championne d'équitation du pays était parmi les cavalières qui devaient aider les chevaux.
Toutes les sept partirent à leur rencontre pour les diriger ensuite vers la terre ferme.
Sous le regard inquiet et encourageant des autres personnes, tous les chevaux arrivèrent saints et saufs vers le rivage, sauf l’un d’eux qui fut pris en charge par les vétérinaires et qui finit par se rétablir.

Voici la belle aventure de sept cavalières qui avaient aidé 100 chevaux à traverser et vivre enfin en sécurité.
Elles ont été récompensées par leur geste de bravoure par les autorités locales.

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MessageSujet: La fleur la plus belle et la plus grande du monde.   Dim 6 Mar - 1:07

.

Amorphophallus titanum (Araceae)
La plus grosse fleur au monde!




La plus grosse fleur au monde
s'est ouverte à Rio Blanco, Veracruz, Mexique.



2 mètres de haut et pesant 75 kilos,
elle a une croissance très particulière.
Elle s'ouvre durant trois jours seulement,
une fois tous les 40 ans.



Découverte pour la première fois à Sumatra en 1878
par le botaniste italien Odoardo Beccari (1843-1920),
la plante fleurit rarement dans la nature et
encore plus rarement en «captivité».

Elle a fleuri pour la première fois en 1889
aux Jardins botaniques royaux de Kew,
en Grande-Bretagne.

Ces dernières années, le nombre de cas de floraisons a beaucoup augmenté,
et il n’est pas rare qu’il y ait maintenant plus de 5 floraisons annoncées
la même année à travers le monde.

Le record de taille appartient à un «Arum Titan» ayant fleuri en mai 2003,
au jardin botanique du château de Poppelsdorf de Bonn.
La hauteur d’inflorescence était de 2,74 m.

Au mois de janvier précédent, son tubercule,
pesé lors d’un rempotage, faisait 78 kg.
Le 7 octobre 2004, à Sydney en Australie,
un «Arum Titan» d’un diamètre de 1,33 mètre a éclos pour
la première fois depuis que sa graine avait été plantée en 1993.



Pas d'autres mots que : « MAGNIFIQUE ».

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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Mer 9 Mar - 0:38

.

La journée de la femme...


Pourquoi Dieu a créé la femme,
ce gentil petit papillon ?




C'est très simple pourtant...
Il avait peur qu'Adam se perde dans le paradis
et comme il savait qu'il ne demanderait jamais
sa direction...

Il savait que... quand sa feuille serait usée,
Adam n'irait jamais en acheter
une nouvelle lui-même
pour cacher cet espèce de... serpent
qui lui pendouille devant !



Il savait qu'il ne pourrait jamais prendre
un rendez-vous chez le coiffeur ou le
dentiste lui-même...

Il savait aussi qu'Adam aurait été bien
trop "moumoune" pour endurer les tortures
de l'accouchement...

Il savait qu'Adam aurait besoin un jour...
de quelqu'un
pour lui tendre la manette de la télé...

Il savait qu'Adam aurait besoin de quelqu'un
à blâmer pour toutes les fautes
qu'il commettrait lui-même...

Et finalement, un jour qu'il était à
regarder Adam,il s'est reculé pour
l'examiner longuement
et a réalisé qu'il pouvait
faire bien mieux que ça.



C'est alors qu'il a créé Ève,
ce beau papillon époustouflant,
original, renversant,
fantastique et exceptionnel !

Ensuite, il a décidé de créer
les petits chiens pour tenir
compagnie à Ève
quand Adam fait son "pas fin" !


.

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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Jeu 10 Mar - 1:54

.
La maldonne



Le photographe !
C'est long mais c'est bon !


Les Dubois étaient incapables de concevoir un enfant.
Ils décidèrent donc de faire appel à un père « substitut ».
Un jour que le père substitut devait arriver, Monsieur Dubois dit à son épouse :
« Voilà chérie, je passe les armes à un autre. Il devrait être ici dans quelques minutes. »
Une demi-heure plus tard, un photographe pour enfants qui fait du porte-à-porte sonne…
 Bonne journée, madame. Je voudrais…
Oh, pas nécessaire d’expliquer.  Je vous attendais ! 
Vraiment ?  Alors, je dois vous dire que ma spécialité, ce sont les bébés.
C’est ce que nous espérons. Entrez vous asseoir.
Après un moment, un peu gênée, elle demande : - Par quoi commençons-nous ?
Laissez tout ça entre mes mains. 
Normalement, je commence par deux dans la baignoire,
une sur le divan et peut-être une couple sur la table de cuisine. 
Quelquefois sur le plancher donne de bons résultats.
La baignoire, la table, le plancher !
  Hum... je comprends pourquoi ça n’a jamais fonctionné avec Jean.
Mais vous savez madame, je ne peux pas garantir le succès à chaque fois.
Mais si on essaie sous différentes positions
et si je parviens à « shooter » de 6-7 angles différents,
je suis certain que vous serez enchantée des résultats.
Seigneur, ça a l’air…
Madame, dans ma profession, un homme doit prendre son temps.
J’aimerais bien entrer et sortir en dedans de 5 minutes
mais vous seriez désappointée, j’en suis certain.
Oui, je sais ! dit-elle calmement.
Le photographe ouvre sa valise et sort un portfolio de photos de bébés.
 Cette petite fille a été faite sur le pont Jacques Cartier.

Oh mon Dieu !

Et ces jumeaux-là… ce fut un peu plus difficile. 
Nous étions au parc Lafontaine et il y avait tellement de monde autour
que j’ai bien failli manquer mon coup.

Oh mon Dieu !

Ah oui !  Même que j’ai fait ça vite en dernier
car les écureuils commençaient à grignoter mon appareil.
 
Ils… grignotaient votre… appareil ?

Oui madame !   Bon, si vous êtes prête. 
Je vais sortir mon trépied et on pourra commencer…

Trépied ?????

Oh oui, madame !  J’utilise un trépied pour mon Canon.
C’est trop long et trop lourd. Je pourrais jamais tenir longtemps.

Madame ?   Madame ?
Elle est  tombée sans connaissance !

Merci Maya
.
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MessageSujet: La joie d'être parents...   Mer 16 Mar - 0:40

.

La joie d'être parents !



Que ce soit votre cas aujourd'hui ou demain,
que votre enfant soit ou devienne «hors de votre contrôle»,
ne vous en faites pas !
Consolez-vous en lisant ceci :
Après avoir créé le ciel et la terre, Dieu a créé Adam et Ève.
Et la première chose qu'il leur a dite, c'est :

«Ne faites pas ça !»

«Pas faire quoi ?» demande Adam.
«Ne mange pas du fruit défendu», que Dieu répondit.
«Fruit défendu ? Quel fruit défendu ?
Hé... Ève... on peut manger un fruit défendu!»
«NON...?»    «OUI...!»

«Ne mangez pas ce fruit que je vous ai montré !»

«Pourquoi?»
«Parce que... je suis votre père et que je le dis !
Je sais ce qui est bon pour vous !», réplique Dieu, en se disant
qu'il aurait peut-être dû s'arrêter de créer...
quand il était rendu aux éléphants.



Quelques minutes plus tard, Dieu vit ses enfants

«effoirés» dans l'herbe, avec une pomme à moitié mangée.

«Ne vous avais-je pas dit de ne pas manger ce fruit?»
«Ouais... ouais...  tu l'avais dit, «man» !», répond Adam.
«Alors, pourquoi vous l'avez mangé?»
«C'est pas moi...», dit Ève.
«C'est elle qui l'a commencé», dit Adam.
«Non, ce n'est pas moi.»
«Oui, c'est toi!»

«NON !»

«OUUuiiiiiii !»

«NON, maudit menteur !»
«C'est toi, la maudite menteuse.»

Ayant atteint sa limite de patience,
Dieu décida de les punir sévèrement tous les deux,
en faisant en sorte qu'Adam et Ève
puissent avoir «eux-mêmes» des enfants.

Et c'est ainsi que le moule «enfants» fut créé :
à leur image, et rien... mais rien...
jamais rien... ni personne...
n'a pu le mouler différemment depuis des siècles !

Mais, chers parents... consolez-vous !

Si vous avez essayé avec vos enfants,
encore... et encore...
et que vous n'ayez jamais réussi,

NE VOUS SENTEZ PAS COUPABLES !
DIEU LUI-MÊME N'A PAS RÉUSSI !

Alors, vous voyez ?
Vous n'êtes pas des «nuls» ! Vous êtes l'image de Dieu !

«Oh boy !»
Que ça fait du bien de se faire dire ça, n'est-ce pas ?

Conseil du jour :

Si vous êtes sous tension ou que vous avez un gros mal de tête,
faites «EXACTEMENT» ce qu'on dit sur la bouteille d'Aspirine.

Prendre 2 comprimés et...

«RESTER HORS DE PORTÉE DES ENFANTS .»



Emprunté au forum de Maya

.
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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Ven 18 Mar - 1:31

.



Les femmes sont des anges !

Elles sourient quand elles veulent crier.
Elles chantent quand elles veulent pleurer.
Elles pleurent quand elles sont heureuses et rient quand elles sont nerveuses.
Elles se battent pour ce en quoi elles croient.
Elles s'élèvent contre l'injustice.
Elles ne considère pas un "non" comme réponse quand elles croient qu'il y a une meilleure solution.
Elles se privent de meilleures chaussures pour que leurs enfants puissent en avoir.
Elles accompagnent leurs amis(es) chez le médecin même pour un rhume.
Elles aiment sans condition.
Elles pleurent pour la réussite de leurs enfants et sautent de joie quand il s'agit des victoires de leurs amis(es).
Elles sont heureuses lorsqu'elles apprennent une naissance ou un mariage.
Leurs coeurs se brisent lorsqu'elles perdent un ami(e).
Elles sont effondrées lors de la perte d'un membre de la famille et pourtant elles restent fortes même quand elles semblent au bout de leurs forces.
Elles savent qu'une étreinte et un baiser peuvent soulager un coeur brisé.
Les femmes arrivent dans toute les tailles, toutes les couleurs et toutes les formes.
Elles prendront leur voiture, l'avion, viendront en marchant ou en courant juste pour vous montrer qu'elles se soucient de vous.
Le coeur d'une femme, c'est ce qui fait tourner le monde.
Les femmes font beaucoup plus que mettre des enfants au monde :
Elles engendrent la joie et l'espoir.
Elles génèrent de la compassion et des idéaux.
Elles sont un soutien moral pour leur famille et leurs amis.
Les femmes ont beaucoup à dire et beaucoup à offrir.

Encore merci à Maya

.
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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Dim 20 Mar - 0:59

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Histoires à faire des cauchemars

- Pour l'amour d'une bête

Un vieil homme seul avait un chien, vieux, aveugle, squelettique mais qui n'en finissait pas de mourir.
L'homme pensait. -" Si je partais avant lui, que deviendra-t-il? Il faut que je sois fort, maïs c'est la seule solution".
Il creuse un trou dans son jardin, place son chien à côté, lui tire une balle dans la tête. Le chien bascule dans le trou qu'il rebouche. Il se couche en pleurant son fidèle compagnon.
Au petit matin, on gratte à la porte, il ouvre... sur son chien qui, la nuit durant s'est sorti du trou seul, ensanglanté mais encore en vie.
L'homme, dans son émotion l' avait raté, mais la puissance du tir avait quand même assommé ranimai qu'il croyait bien mort en l'enterrant.
Du coup, le vieil homme meurt d'une crise cardiaque, ce sont des voisins qui recueillent le chien pour les quelques mois qui lui restaient à vivre.

- L'horreur maximum
Une camionnette chargée de plaques de tôles roule la nuit, suivie d'un type en moto. Dans un virage, une tôle se détache et va sectionner la tête du motard.
La moto reste en équilibre, fonce droit devant elle et coupe le virage.
Le chauffeur de la camionnette qui ne s'est aperçu de rien voit une moto avec un type sans tête lui passer devant, car il a été obligé de ralentir pour amorcer le virage.
Devant le spectacle, il s'écroule sur son siège et meurt d'une crise cardiaque.

Deux histoires malheureusement vraies.

.
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MessageSujet: Re: Mes articles divers   Lun 21 Mar - 2:40

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La fin tragique d'une jeune femme


Comme pratiquement tous les dimanches, pour me reposer de ma semaine passée dans mes horodateurs de la ville d'Orléans, je me trouvais avec femme et enfants chez ma mère, à la Ferté St Aubin.
J'étais tranquillement en train de laver ma voiture, devant la maison quand, mon épouse, par la fenêtre me pria de monter.
Une fois avec eux, j'appris avec stupeur que, Arlette, une fille que j'ai connu c'était suicidé...
Elle avait à peine 40 ans...
Voici son histoire.
Arlette, était la cadette de 5 enfants. Enfance assez heureuse, brillante élève dans toutes les étapes de sa scolarité. Tant et si bien que, en terminal, possédant un accessit d'anglais, on la nomma professeur remplaçante dans une classe d'anglais. Elle avait tout juste 18 ans.
Assez bonne dans ce nouvel élément pour elle, ses élèves avait des élèves de son âge.
Elle s'éprit d'un garçon de son cours... Lui, n'avait pas l'air de s'intéresser à elle. Cela lui monta à la tête.
Son travail prenant, ce beau jeune homme qui l'ignorait complètement, ce fut trop pour cette jeune fille assez fragile.
Elle fit une terrible dépression. Si grave qu'elle se retrouva dans un établissement psychiatrique.
Quelques mois de traitement, on la croyait guéri... Elle fut rendue à la vie civile, mais sous contrôle d'un éducateur qui devait rendre des comptes sur la santé de l'ancienne malade, tous les 15 jours
Mais, le mal était toujours en elle. Elle fut incapable de se réinsérer dans la vie civile.
Placé dans un foyer pour personnes faibles, elle vivotais péniblement avec des revenus de la sécu.
Sa famille, s'en éloigna de plus en plus. Plus par honte d'avoir un enfant comme cela.
10 ans, 20 ans, elle se cramponnait à la vie malgré tout.
Sa triste fin me fut raconté...
Un nouveau noël seule, elle prit ses médicaments comme tous les jours, sauf que ce soir là, elle avala tout ce qui devait lui faire un mois de traitement.
Sa fin fut horrible, à peine croyable de nos jours.
Dans les moments de Pâques, une voisine de palier qui, en temps normal, ne s'occupait pas plus que cela de ses voisins voisines, sentit une drôle d'odeur dans le couloir.. s'approchant de la porte d'entrée de la pauvre fille, l'odeur était épouvantable.
Les pompiers alertés défoncent la porte... horreur, depuis noël, elle gisait dans la cuisine. Le corps en décomposition avancé.
3 mois, sans que personne ne s'intéresse à cette pauvre personne.
Pour toute représailles, la personne qui devait rendre des comptes sur cette femme fut renvoyé...
L'affaire fut vite classée. Suicide...


.


Dernière édition par maurice renard le Ven 21 Avr - 2:29, édité 1 fois
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